pagesnet.fr : attention arnaque !

Vendredi dans ma boite aux lettres (la vraie, celle où il y a du papier dedans et un autocollant “stop pub” dessus), j’ai trouvé ça (attention : pdf).
C’est un document qui a toutes les apparences d’une facture, me demandant de payer 298€70, payables par chèque, pour mon inscription dans pagesnet.fr.
Evidemment je n’ai jamais demandé ce service, et il est écrit en tout petit que “cette offre est facultative et non obligatoire”. Mais je trouve le procédé indigne, scandaleux. Je déteste être pris pour un gogo, encore moins pour une réserve de fric. Inutile de dire que pagesnet.fr, “l’annuaire professionnel français” est à compter de ce jour dans mon collimateur.
Je ne sais pas si ce genre de truc fonctionne, mais l’intention de tromper est évidente, et je vais de ce pas poster une copie de ce courrier à la DGCCRF pour avoir leur avis…
Non mais !

Dotclear 2 en béta test : demain est un grand jour !

Ca y est ! Olivier Meunier a annoncé officiellement la sortie d’une version béta de Dotclear 2.0. C’est peut-être un petit détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire que mon outil de blog favori va encore grandir et s’améliorer. Déjà plusieurs mois que j’hésite à me lancer dans de nouveaux sites web, car j’attends de savoir si je pourrai les réaliser avec Dotclear 2… Restez connecté, lanquarem-webconsulting devrait être monté sur (béta) stéroides dès cette semaine…

Le nouveau patron du Web est arrivé

Cette histoire commence le jour de la Saint-Valentin, mais ça m’étonnerait qu’elle tourne à l’histoire d’amour.
Ce 14 février, donc, la très sérieuse USPTO (United States Patent and Trademark Office) a délivré un brevet à une obscure webagency : http://www.balthaser.com/

Le titre du brevet ? Accrochez-vous :
Methods, systems, and processes for the design and creation of rich-media applications via the internet .
Le contenu ? Eh bien ce brevet attribue la paternité du concept de “média riche sur l’Internet” à monsieur Balthaser. C’est large, hein ? En clair, les technologies Ajax, Java, Flash et bien d’autres seraient concernées, et si cet incroyable brevait était maintenu, à peu près tous les sites web interactifs de la planète devraient payer des royalties au sieur Balthaser. Incroyable, non ?

Faisons une petite visite au nouveau patron : pour commencer, il faut attendre 45 secondes pour que son site se charge… Un truc en Flash avec une musique de mauvais goût. Ensuite, pas moyen de lire les news parceque des fenêtres se promènent devant… Alors pour commencer, le nouveau patron, il apprend à faire des sites web.

Redevenons sérieux un instant : depuis l’origine, Internet est l’enjeu de guerres de brevets qui se terminent toujours plus ou moins en eau de boudin. Un jour, on voit débarquer le père de tous les navigateurs, le lendemain la mère du concept d’hypertexte… On peut prévoir qu’une fois de plus les avocats vont s’en mêler, et le truc va s’enliser.
Ils devraient faire ça le premier avril, la prochaine fois.

Quelques liens sur cette histoire :

Petit rectificatif sur lestelechargements.com

En lisant la (désopilante) description de la soirée de lancement du site lestelechargements.com rédigée par Maître Eolas (qu’est-ce qu’il écrit bien, ce type !), je réalise que je me suis trompé dans mon billet précédent à ce sujet : personne n’a pris les internautes pour des cons, il s’agit simplement d’incompétence grave et totale de la part d’une agence de communication qui n’y comprend rien à rien en matière d’Internet et de communication politique… J’ai vu le mal là où il ne se trouvait pas, il n’y avait aucune intention de nous insulter. Toutes mes excuses.
Vous me direz, reste à expliquer comment on peut être aussi incompétent en étant aussi cher. Ah ça oui mais bon…

Vu l’actualité du sujet, j’en ai profité pour remettre en ligne sur mon autre blog quelques articles consacrés au sujet des droits d’auteur, notamment un “La SACEM pour les nuls” qui a le mérite de rappeler qu’il y a une différence entre les interprètes (qui se produisent sur scène) et les auteurs et compositeurs (qui ne sont pas forcément interprètes), et que lorsqu’on parle de droits d’auteur on parle des seconds et non des premiers… A la lecture des nombreux messages du site lestelechargements.com dans lesquels des petits génies écrivent des remarques du genre “les artistes ils n’ont qu’à faire des concerts plutôt que de vivre grassement avec leurs droits d’auteur”, il me semble cette petite précision ne serait pas inutile… Même si je ne suis ni juriste, ni doté du talent littéraire de Maître Eolas

Wif, suite et fin

Le WIF 2006 est terminé. Cette seconde journée a été aussi brillante que la première, avec :

  • Molly Holzschlag (http://www.molly.com), membre du comité du Web Standards Project (http://www.webstandards.org), nous a réservé sa première visite en France. Une séance d’évangélisation tout à fait intéressante, même si on est déjà convertis depuis longtemps aux standards et qu’on n’a pas appris grand chose de nouveau sur le fond.
  • Ensuite, Amélie Boucher, ergonome (http://www.ergolab.net) et Fred Cavazza, architecte de l’information (http://www.fredcavazza.net), ont tenu deux ateliers sur la place de l’expérience utilisateur dans le design de sites, puis sur la question de l’ergonomie des technologies “riches” comme Flash et Ajax. C’est la seule conférence du festival où j’ai trouvé qu’on essayait de résoudre la contradiction entre l’approche centrée sur les standards et l’accessibilité et l’approche créative qui privilégie Flash et toutes les techniques d’animation… Cela m’a permis de découvrir leurs deux blogs que je compte bien suivre attentivement.
  • Enfin, Carlos Diaz, directeur général du groupe Reflect (un concurrent de LSV) nous a parlé des blogs, en vidéoconférence avec Loïc le Meur, resté chez lui car malade. Une séance brillante, dynamique, informative, séduisante, où je n’ai rien appris de particulier sur les blogs, mais où j’ai appris beaucoup de faits, d’histoires, d’expériences, de projets, de chiffres… Un petit doute toutefois sur la véracité de l’information selon laquelle après leur gros plantage autour du “journal de ma peau”, les gens de L’oréal auraient appelé Carlos Diaz pour lui demander conseil…

A l’année prochaine pour un WIF encore plus passionnant.