Fusion-acquisition

Depuis quelques mois, ce site était un peu à l’abandon. La raison? J’ai eu la mauvaise idée de créer deux blogs supplémentaires :

  • Ma petite entreprise sur le Web
  • Profession Webdesigner

L’idée était de ne pas mélanger tous les sujets. fredreillier.com devait parler de contenus, ma petite entreprise devait conseiller les indépendants, artistes et petites structures dans la réussite de leur site Internet, et profession webdesigner devait aborder les aspects plus techniques ou graphiques.

Sans compter que dans l’intervalle, je me suis lancé dans un autre projet d’écriture pure : fredbook, la liste de toutes les personnes rencontrées dans ma vie.

Résultat ? Trop dispersé, je n’écrivais plus rien. Le plan était beau sur le papier, mais j’ai trop présumé de mon énergie. J’ai commis l’erreur que j’évite souvent à mes clients. En effet, je fais toujours très attention à modérer les ardeurs de ceux qui pensent être capables de publier des actualités de façon régulière, d’ajouter de nouvelles pages, d’alimenter leur fil Twitter et leur page Facebook. J’ai commis l’erreur de penser que, puisque je suis un pro, je devais être capable, moi, d’y parvenir. Ca me servira de leçon…

Alors ce matin, j’ai décidé de tout fusionner : les lecteurs de ma-petite-entreprise sur le web et de profession-webdesigner seront redirigés ici, et les articles rédigés sur ces deux blogs seront intégrés à fredreillier.com.

Il faut donc s’attendre à une petite phase de rangement / classement, puis je me remettrai à tout publier ici.

C’est plus simple, non ?

 

UPDATE 20 novembre 2017. Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis. Je relance les deux autres blogs et ce sont donc les articles d’ici qui vont rediriger vers l’extérieur.
Promis. Je ne change plus d’avis pour au moins une semaine.

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En principe, toute personne qui rédige un texte cherche à écrire le meilleur texte possible. Le meilleur texte possible est celui qui portera son message de la manière la plus convaincante possible.

Oui mais, convaincre, comment ? En utilisant les mots les plus efficaces, peut-être. Mais quels sont les mots qui ont le plus d’impact sur les lecteurs ?

Je ne sais pas si les résultats sont transposables en français, mais pour la langue anglaise, Gregory Ciotti, dans un article publié sur le blog Copyblogger, s’est plongé dans les études disponibles (imagerie cérébrale, statistiques, et tout ce qu’il a pu trouver), et il nous propose les 5 mots suivants :

  • You
  • Free
  • Because
  • Instantly
  • New

Faut-il ajouter au poids des mots le choc des photos ? Je n’en sais rien, mais je trouve cette étude très stimulante, même si en réalité, l’écriture est une activité complexe, par laquelle on s’exprime, on dévoile sa personnalité, on raconte une histoire, on adopte éventuellement une posture, et parfois même on apprend quelque chose qu’on ne savait pas avant de se mettre à écrire (c’est la vraie raison pour laquelle j’adore écrire).

Dès demain, je pars à la recherche des mots les plus persuasifs en langue française. Des suggestions ?

L’article : http://www.copyblogger.com/persuasive-copywriting-words/

Hip-hop en manque d’auteurs, voilà les ghostwriters.

Un billet écrit à partir d’un article passionnant publié récemment dans Rue89 : Des paroles en vente pour rappeurs pas inspirés, la fin du hip-hop ?

En résumé : ces temps-ci, un petit scandale enflamme le milieu du rap : une rumeur folle et persistante bien que démentie, suggère que Nas ne serait pas l’auteur de ses textes.

Intermède (optionnel mais recommandé, c’est plutôt du bon hip-hop) pour ceux qui n’auraient jamais écouté Nas :

A priori, rien de bien méchant : les ghostwriters sont monnaie courante dans l’industrie musicale comme en littérature. Sauf que Nas est un rappeur « à textes », engagé. D’où le scandale.

L’intéressant, évidemment, ça n’est pas le cas de Nas, mais bien la suite de l’article, qui nous apprend à quel point la fonction de ghostwriter est organisée, nous présente un site étonnant où les rappers en mal d’inspiration peuvent commander des textes, et nous prédit que « Dans une dizaine d’années, tout le monde aura recours au ghostwriting ».

Ce qui m’intéresse dans cette histoire (en dehors du hip-hop), c’est qu’elle illustre parfaitement un point parfois difficile à faire comprendre : la rédaction est un métier, et ça n’est pas parce que tout le monde a appris à écrire que chacun sait rédiger. 

Je vois encore trop d’entreprises qui pensent pouvoir rédiger elles-mêmes leurs textes stratégiques; dans lesquelles c’est le chef de service qui corrige en fin de journée le communiqué pondu par l’assistant(e) bon(ne) en orthographe (qui parfois se voit même donner le titre de « journaliste »). Un véritable gâchis !

Les entreprises, parfois, feraient bien de s’inspirer des rappeurs. Et moi je sais déjà à quels clients et contacts sceptiques je vais faire suivre cet article !

 

Une bonne critique est plus vendeuse qu'une vile flatterie

L’excellent site FrenchWeb publie ce matin un article intitulé : [Etude] Les commentaires négatifs auraient un effet positif sur les ventes !

Ce sont les conclusions d’une étude réalisée par Panagiotis Ipeirotis (directeur du projet EconoMing de l’école d’affaires Leonard Stern de la New York University).

L’article nous apprend même qu’un commentaire positif aurait tendance à réduire les ventes de 0,2%. L’auteur explique ce paradoxe par le fait qu’une critique positive (« Excellent appareil, j’en suis très content« ) n’apporte aucune information, tandis que les critiques négatives sont souvent plus argumentées, et contiennent par conséquent davantage d’informations.

Un résultat paradoxal, mais pas totalement inexplicable.

D’abord, parce que de nombreuses études nous montrent que les consommateurs ne sont plus dupes des commentaires positifs, parmi lesquels on trouve de faux avis rémunérés. Du coup, un commentaire trop positif et trop bref devient un élément de suspicion plutôt qu’un atout.

Ensuite, parce que plusieurs mécanismes à l’oeuvre lorsque notre cerveau traite l’information jouent en faveur de cet effet paradoxal :

Lorsque nous sommes incertains, nous avons tendance à résister aux avis contraires au notre. De nombreuses études montrent que la meilleure manière de faire persister une personne dans son opinion, lorsqu’elle n’est pas solidement ancrée, consiste à la contredire.

Une information est plus bien plus efficace lorsqu’elle prend la forme d’un récit. Un internaute qui raconte son expérience avec un produit, avec les bons et les mauvais côtés, sera beaucoup plus convaincant que celui qui se déclare pleinement satisfait sans en dire plus.

Dernier argument : si la critique porte sur un critère d’achat qui nous paraît secondaire, alors elle vient nous rassurer sur le fait que les points importants pour nous ne posent pas de problème à cet utilisateur dont le commentaire négatif prouve l’objectivité. Il s’agit donc, pour nous, d’une critique positive.

L’enseignement qu’on peut tirer de cette étude en matière de stratégie éditoriale est le suivant, selon moi : lorsque vous réalisez votre site, ne pensez pas que vous allez convaincre les internautes en évitant de répondre à leurs éventuelles critiques et questions ou en dressant un tableau idéal de la situation. Le mensonge ne marche pas dans le long terme.

Rallier les internautes à votre cause est un art paradoxal… Si vous n’avez jamais lu le « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens » de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, précipitez-vous : achetez-le et dévorez-le ! Vous verrez…

La rédaction, clé de l’expérience utilisateur

Interface Design is Copywriting. Designing an interface is largely an exercise in choosing the right words. When you lay out a page, you’re choosing copy for the headline, subheadline, call-to-action, content area, graphs and analysis areas, error messages. All of these design elements are built out of words. Are you an aspiring wordsmith? I hope so…because you’re choosing some very important words!

Cette citation est extraite du blog Bokardo.com, tenu par Joshua Porter à qui on doit l’excellent livre Designing for the social Web. En trois phrases, Porter parvient à expliquer avec précision l’une des raisons pour lesquelles j’estime faire un seul et même métier lorsque je passe de la rédaction de contenus à la création de storyboards, à la rédaction de microcontenus et à l’ergonomie.

Dans la réalisation d’un site, le choix des mots est l’étape-clé qui permet de garantir une expérience utilisateur fluide, et c’est pour ça que j’ai appelé mon agence lesmotspourleweb

 

Designing for the Social Web

Designing for the Social Web, par Joshua Porter - New Riders, 2008

5 erreurs que tout bloggeur devrait éviter selon moi, à commencer par moi

Ce n’est pas facile de tenir un blog. On rédige ses billets jour après jour, et le tout prend forme progressivement par effet boule de neige, sans qu’on ait vraiment réfléchi à ce qu’on souhaitait faire.

J’ai donc décidé de me fixer quelques règles pour ce blog, une sorte de mini-charte éditoriale, très simple.

La voici, sous forme d’une liste de choses que je m’interdirai de faire.

(suite…)