Le ticket de métro

“Ticket” ici, “carnet” ailleurs, “RATP” à un autre endroit, et encore “STIF”, “Optile”, “RER”, “BUS”… Il y a plein de choses marquées dans tous les sens sur un ticket de métro. Qui comprend comment tout ça a été organisé ? Qui a conçu ce bazar ? Y a-t-il une raison pour cette organisation indéchiffrable ?

Pour un architecte de l’information, le ticket de métro devrait être conçu de manière à aider son utilisateur. Il devrait contenir des informations utiles. L’adresse du site web, les horaires d’ouverture du métro, un conseil, le nom de la station où il a été acheté, quelque chose, je ne sais pas vraiment quoi, mais en tout cas pas tous ces mots dans tous les sens.

Les billets de métro sont un exemple de “text in the city” à fort contenu émotionnel. L’autre jour en reprenant un vieux livre j’ai retrouvé un ticket jaune à bande marron, de ceux qu’on trouvait jusqu’en 1992 ( bande que je vois rouge, car je suis daltonien). Je me suis alors souvenu d’une interview de Nathalie Ménigon (à moins que ce soit un autre membre d’Action directe) qui racontait qu’à sa première sortie de prison, en liberté conditionnelle, elle avait vu l’un des nouveaux tickets, bleus, et elle avait pleuré lorsqu’on lui avait dit que les billets jaunes avaient disparu depuis plus de 5 ans.

Avant c’était plus clair : sur les tickets de métro, les jaunes, il y avait marqué RATP en gros, puis en dessous : métro, autobus. Et puis un très gros chiffre, 1 ou 2, selon la classe du ticket.

Pour m’en souvenir, j’ai fait une recherche sur le Web et j’ai trouvé ce blog, consacré à l’histoire des tickets de métro parisiens.

Il n’y aura plus de tickets de métro, selon ce blog.