Guy Kawasaki est un gourou et une véritable de légende de la nouvelle économie, qui écrit des choses souvent intelligentes.
Une grande partie de l’aura de Kawasaki vient du poste qu’il a occupé pendant quelques années au sein d’Apple, et dont l’intitulé mystérieux, “évangéliste“, m’a fait rêver plus d’une fois.

Lorsque j’ai vu ce bouquin, je l’ai acheté sans réfléchir. Le sous-titre, guide tout-terrain pour tout entrepreneur a achevé de me convaincre. Que ne ferais-je pas pour être encore plus performant au service de mes clients ?

Verdict après lecture :

  • Kawasaki est loin d’être un imbécile et il écrit pas mal. La traduction est bonne, donc le bouquin se lit avec plaisir
  • On trouve quelques conseils utiles et de bon sens, mais rien qui n’ait déjà été écrit ailleurs
  • La principale valeur ajoutée du livre provient de la connaissance intime de l’auteur pour le fonctionnement des startups de la Silicon Valley, et d’une longue pratique du capital-risque.
  • C’est là la principale limite de l’ouvrage : à moins d’entreprendre à Palo Alto, une bonne partie des conseils sont vraiment trop spécifiques à ce petit milieu. Si vous essayez de transposer et de traiter votre banquier en suivant les conseils de ce livre, vous perdrez beaucoup de temps pour un résultat pas évident.

En somme, une lecture pas désagréable mais loin d’être indispensable. Dans la même veine, les bouquins de Tom Peters sont beaucoup plus stimulants et moins marqués par la culture locale. Tiens, il faudra que j’en parle un jour, des bouquins de Tom Peters.

Guy Kawasaki
L’art de se lancer
Editions Diateino
22 Euros