"Les dessous du Web", le livre voyageur de Bertrand Jouvenot

Les dessous du Web

Les dessous du Web, par Bertrand Jouvenot

Bertrand Jouvenot vient de publier Les dessous du Web.

Bertrand est un ancien collègue : nous avons travaillé ensemble chez Club-Internet, en 1996-97.

Il travaille donc sur le web depuis près de deux décennies… deux décennies qui ont été pour lui l’occasion d’écrire plusieurs livres : Le journal de BJ au bureau, dans lequel les anciens de Club-Internet ont bien aimé(ou pas) retrouver les travers de leur entreprise, puis Managing Softly, et enfin Mode et Internet.

Aujourd’hui, avec Les dessous du Web, Bertrand a une ambition bien plus démesurée : décoder Internet, comprendre son essence et ses paradoxes. Je n’ai pas encore lu l’ouvrage (mais je suis impatient), donc je ne sais pas s’il y parvient totalement (mais je pense qu’il va me surprendre).

Pour vous mettre en appétit, quelques phrases issues de la présentation :

« Le Web est tout en contrastes. Il ressemble à une pièce de monnaie dont les deux faces ne se quittent jamais, mais ne se rencontrent jamais non plus.

Du côté face, l’apparition d’une nouvelle économie, des créations d’emplois, la croissance spectaculaire d’un nouveau type d’entreprises, l’invention de nouveaux services, l’accélération de l’innovation, la diffusion des idées et des savoirs, l’évolution des modes d’interaction entre les individus, etc.

Du côté pile, l’hyper-puissance d’acteurs organisant l’information au niveau mondial, la destruction de pans entiers de l’industrie (musique, cinéma…), la disparition de medias traditionnels (journaux, radios…), le remplacement de l’information par l’opinion, la remise en question de la propriété intellectuelle, l’évaporation de prérogatives des États Nations…

Ce livre s’intéresse tantôt au Web lui-même, tantôt à ce qu’il influence, transforme, modifie : des métiers (le marketing, le management, la conception des produits…), des comportements, des moeurs, des idées (sur l’innovation notamment), le travail, la communication, la connaissance, la culture…

Il est destiné à celles et ceux qui ne veulent pas jouer à pile ou face. Il est équivalent à la pièce de monnaie posée sur sa tranche, révélant ainsi les deux faces d’un même phénomène. »

Ce qui me plaît beaucoup, c’est le mode de lancement original du livre. Je cite à nouveau (il explique bien, Bertrand. Moi je n’ai rien à faire) :

Des exemplaires du livre Les dessous du Web vont être simultanément déposés dans les plus grandes capitales du monde par des amis, des relations ou des correspondants, dans des zones de forte influence. Pour ce faire, le livre est en deux langues : Français et Anglais.

Des exemplaires du livre Les dessous du Web viennent d’être déposés dans la ville de Paris

Les passants sont invités à ramasser le livre, à l’emporter et à le lire. Ils sont également incités dés la couverture du livre et tout au long de l’ouvrage, à déposer à leur tour leur exemplaire, après l’avoir lu, au hasard des villes (sur un banc public, dans le métro, dans un aéroport…), afin qu’un autre lecteur le prenne, le lise et le dépose quelque part, à son tour. Ces lecteurs sont invités à raconter où ils ont trouvé le livre, où ils l’ont ensuite déposé, sur le site www.lesdessousduweb.fr et sur Frenchweb.fr.

L’itinéraire de l’ouvrage, tout au long de sa route, est ainsi décrit.

Pour en savoir plus : le site de Les dessous du Web

 

Le poids du choc entre mots et photo. Voterez-vous pour Camille ?

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Une période électorale s’annonce, j’en profite pour ressortir un « text in the City » tiré des dernières élections législatives.

Elections durant lesquelles les riverains du Canal de l’Ourcq avaient eu la chance d’avoir pour candidate la souriante Camille Cabral, dont vous pouvez admirer l’affiche ci-dessus.

Une affiche qui m’a tout de suite frappé, car elle montre à quel point lorsque l’image et les textes ne sont pas en cohérence, le message ne peut pas passer.

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Attention chien méchant !

Sarajevo

Merci à l’habitant inconnu de Sarajevo qui s’est donné la peine de compléter son « text in the city » d’une illustration si éloquente. Il m’a permis de passer mon chemin sans demander mon reste, et me fournit le meilleur exemple possible pour illustrer le fait qu’une expérience utilisateur réussie repose sur une combinaison réussie de toutes sortes d’éléments : textes, images, icônes, sons, composition des pages, intitulés de rubriques…

La principale difficulté du travail éditorial sur le web réside rarement dans la rédaction du contenu proprement dit (le « coeur » des pages), mais beaucoup plus souvent dans la mise au point des « microcontenus » qui contribuent à la simplicité d’utilisation du site. On s’accorde rarement assez de temps pour réussir cet aspect d’un site Web.

Gentil toutou…

Qui a décidé ce qui est écrit sur les ticket de métro ?

Le ticket de métro

« Ticket » ici, « carnet » ailleurs, « RATP » à un autre endroit, et encore « STIF », « Optile », « RER », « BUS »… Il y a plein de choses marquées dans tous les sens sur un ticket de métro. Qui comprend comment tout ça a été organisé ? Qui a conçu ce bazar ? Y a-t-il une raison pour cette organisation indéchiffrable ?

Pour un architecte de l’information, le ticket de métro devrait être conçu de manière à aider son utilisateur. Il devrait contenir des informations utiles. L’adresse du site web, les horaires d’ouverture du métro, un conseil, le nom de la station où il a été acheté, quelque chose, je ne sais pas vraiment quoi, mais en tout cas pas tous ces mots dans tous les sens.

Les billets de métro sont un exemple de « text in the city » à fort contenu émotionnel. L’autre jour en reprenant un vieux livre j’ai retrouvé un ticket jaune à bande marron, de ceux qu’on trouvait jusqu’en 1992 ( bande que je vois rouge, car je suis daltonien). Je me suis alors souvenu d’une interview de Nathalie Ménigon (à moins que ce soit un autre membre d’Action directe) qui racontait qu’à sa première sortie de prison, en liberté conditionnelle, elle avait vu l’un des nouveaux tickets, bleus, et elle avait pleuré lorsqu’on lui avait dit que les billets jaunes avaient disparu depuis plus de 5 ans.

Avant c’était plus clair : sur les tickets de métro, les jaunes, il y avait marqué RATP en gros, puis en dessous : métro, autobus. Et puis un très gros chiffre, 1 ou 2, selon la classe du ticket.

Pour m’en souvenir, j’ai fait une recherche sur le Web et j’ai trouvé ce blog, consacré à l’histoire des tickets de métro parisiens.

Il n’y aura plus de tickets de métro, selon ce blog.

Je suis un distributeur multifonction, admirez-moi! (avec une histoire d'amour à la fin)

Je suis un distributeur multifonctionVoici un pauvre distributeur placé dans un recoin du Centre Commercial Auchan Villetaneuse qui nous parle : « Je suis un distributeur multifonction« , nous dit-il.

Si vous êtes arrivé(e) jusqu’à lui, c’est que vous étiez à la recherche d’un distributeur et que, depuis quelques mètres déjà, vous aviez compris que c’en était un. Pourquoi vous dire ce que vous savez déjà ? Vous ignoriez peut-être qu’il était multifonction, mais aviez-vous vraiment envie de le savoir ?

(suite…)