Neuro Web Design : qu’est-ce qui fait cliquer les gens ?

Posté le 12/06/2009 by Fred Reillier

Je viens de terminer la lecture de Neuro Web Design, un petit bouquin bien stimulant rédigé par Susan Weinschenk, une psychologue qui s’est spécialisée dans l’expérience utilisateur et la conception d’interfaces.

L’originalité de son approche est d’utiliser les connaissances issues des neurosciences, mais aussi de la psychologie sociale, et de les appliquer à l’analyse des comportements des internautes.

On n’y trouve pas de révélations extraordinaires, mais des réflexions assez concrètes sur les thèmes du choix, de la rareté, de la gratuité, de la validation sociale, de la confiance, de l’engagement, du don, de la peur, sur le pouvoir du storytelling.

La force du livre est d’établir un lien clair entre le fonctionnement du cerveau et le comportement des individus, puis d’appliquer ces connaissances à des exemples concrets de sites Web.

Bref, une lecture enrichissante, un rapprochement réussi entre des disciplines qui n’ont pas une grande habitude de communiquer entre elles.

The back of the Napkin

Posté le 31/01/2009 by Fred Reillier

backofthenapkin1Dan Roam est un type qui dessine pour aider ses clients à résoudre leurs problèmes. Il fait des dessins simples et clairs, à la portée de tous. Et il a écrit un bouquin pour expliquer sa démarche. Avec un certain succès, puisqu’il a obtenu des articles élogieux dans Business Week, et figure parmi les meilleures ventes de livres de business sur Amazon en 2008.

The Back of the Napkin paraîtra en France à l’automne prochain aux éditions ESF, mais il ne faut surtout pas attendre pour dévorer ce petit manuel qui peut apprendre à chacun d’entre nous comment “écrire avec des images”. Un manuel stimulant, qui se lit en quelques heures et qui donne plein d’idées pour mieux visualiser et partager ses problèmes conceptuels. Et, accessoirement, un essai qui nous fait entrevoir un futur sans Powerpoint.

Pour en savoir plus, allez visiter le site de Dan Roam : thebackofthenapkin.com

Call to Action : une approche pour scénariser les contenus de son site Web

Posté le 4/06/2008 by freillier

Pour les besoins d’une formation à l’écriture sur le Web, le client m’a demandé de lui donner un maximum de conseils pour conçevoir un site efficace.

j’ai donc décidé de chercher un bouquin qui puisse apporter un éclairage sur la manière de structurer son site, de créer un scénario de navigation, de proposer à l’internaute une expérience réellement efficace.

Le livre que j’ai retenu est *Call to Action*, de Bryan et Jeffrey Eysenberg. Une lecture que je recommande à tous ceux qui veulent améliorer leur approche de la conception de contenu sur le web.

C’est une lecture un peu ennuyeuse (question de style), mais l’analyse est très pertinente, la démarche rigoureuse, et le résultat plutôt exaltant. Je rédigerai bientôt un (ou plusieurs) billets à partir des slides que j’ai tirées de ce petit bijou.

The Jelly Effect, ou comment construire des messages légers et efficaces

Posté le 26/09/2007 by freillier

J’ai relu cette semaine The Jelly Effect, un bouquin acheté il y a quelques mois. Le sous-titre : how to make your communication stick.

Ce livre n’est pas du tout consacré à l’écriture, plutôt à la communication interpersonnelle, avec une ou plusieurs personnes : on y trouve des chapitres sur le networking (assister à des événements pour rencontrer des gens), sur la vente, sur la manière d’obtenir des recommandations de la part de ses clients, et sur l’art de réussir une présentation orale.

Pourtant, on y trouve quelques-uns des conseils les plus pertinents que je connaisse en matière de réflexion sur le contenu d’un message émis à l’intention d’autrui.

Concret, clair, vivant, pratique, le chapitre sur les présentations est vraiment à lire de toute urgence. Il présente une démarche étape par étape pour construire un message vivant, efficace et adapté à sa cible.

L’auteur explique son “talent” pour la communication par le fait que, sa mère étant aveugle, il a passé sa vie à lui expliquer ce qu’elle devait savoir pour “voir” les lieux, les gens et les situations. Aller à l’essentiel, être concis mais complet, se mettre à la place de l’autre… Autant de conseils de bon sens qu’on trouve dans de nombreux autres ouvrages, mais qui sont ici mis en oeuvre de manière très stimulante.

J’en ai tiré une “procédure d’incubation” pour mes futurs textes, que je vais tester de ce pas, avant de vous l’exposer si elle donne d’aussi bons résultats que je l’espère.

La stratégie éditoriale, clé du référencement

Posté le 24/09/2007 by freillier

La webagency éditoriale Dixxit vient de publier un livre blanc au titre encourageant : Référencement : la revanche du contenu.

Avant l’explosion de la grande bulle Internet, les gourous du Web répétaient à qui voulait bien les entendre : Content is King. L’idée ferait-elle son retour ? Lisez plutôt l’introduction du livre blanc :

2007 marque une véritable révolution dans le marché du référencement. Les principaux moteurs de recherche placent désormais la qualité du contenu d’un site au coeur de son référencement naturel, mais aussi payant – une évolution qui modifie en profondeur les stratégies de liens sponsorisés.

Face à ces enjeux, les actions de référencement traditionnelles, basées sur une approche par mots-clés et l’optimisation des contenus existants, montrent très vite leurs limites. La solution ? Mettre en oeuvre une approche éditoriale globale, visant à exploiter un univers sémantique riche et régulièrement actualisé.

Je n’ai pas un mot à ajouter !

Télécharger le livre blanc : http://www.dixxit.fr/livre-blanc-referencement/

La république Argentine et la République française

Posté le 14/09/2007 by freillier

Ce matin, ayant besoin de verifier un détail à propos de majuscules, j’ai consulté mon dictionnaire des difficultés (Ed. Larousse).

J’y ai trouvé ce que je cherchais, et aussi un truc que je ne parviens pas à comprendre :

Selon l’ouvrage, on doit écrire République française, mais république Argentine.

L’explication donnée par l’auteur est malheureusement un modèle de non-clarté.
Extrait :

Dans les désignations géographiques, topographiques, etc., si le nom propre est un adjectif, ce dernier prend seul la majuscule : Le mont Blanc (mais le massif du Mont-Blanc). Le cap Vert (mais la presqu’île du Cap-Vert). Le lac Noir, (ici, une liste d’exemples assez longue, que je coupe, parcequ’on a autre chose à faire…). Les montagnes Rocheuses. La république Argentine (parcequ’on dit l’Argentine; mais la République française).

Si je comprends bien cette “explication”, puisque le pays s’appelle l’Argentine, le mot est donc un nom propre, qui doit garder sa majuscule. En revanche, on dit la France et non la Française… du coup Française perd sa majuscule, on ne sait pas pourquoi.

C’est tordu, non ? Et même en parfaite contradiction avec la règle énoncée plus haut (qui nous dit que l’adjectif prend la majuscule)

C’est la première fois que je tombe sur un passage pas clair, dans cet excellent ouvrage… Je crois que je vais aller faire un tour du côté de chez Grévisse pour en savoir plus.