Les 37 signals ont encore frappé. Leur nouveau livre, Rework, est une réussite. Sur le fond, c’est une version augmentée de Getting Real, l’e-book qu’ils avaient publié il y a 2 ou 3 ans et que l’on peut lire librement en ligne aujourd’hui. Sur la forme, c’est un bonheur : l’objet est beau, les dessins sont réussis, le plaisir de lire est total.
Le sujet : comment travailler intelligemment ? L’équipe de 37 Signals est à l’origine de plusieurs projets parmi les plus sexy du web 2.0 : Ruby on Rails, Basecamp, et toute une gamme de sites élégants destinés à nous faciliter le travail. Ils agacent pas mal de monde parce qu’ils sont intelligents, sûrs d’eux et un peu arrogants. Mais surtout ils défendent des idées qui méritent qu’on s’y arrête. En vrac, quelques thèmes de chapitres :
Les réunions sont toxiques
Rien ne sert de travailler à la même heure ou au même endroit que ses collègues
Ca ne sert généralement à rien de faire un planning
Il faut passer moins de temps à travailler
Il faut virer ses employés du bureau à 17 heures
Il vaut souvent mieux avoir une offre moins riche que la concurrence
Ca ne sert à rien de surveiller ce que font les concurrents
Il faut écrire le moins possible…
Le tout brillamment argumenté. J’aime ! (ne le dites pas à mes étudiants en gestion de projet…)
Seth Godin n’est pas mon gourou du marketing favori, car je n’aime pas ses bouquins, qui sont bâclés et mal écrits. Mais il a des vues percutantes et originales; parfois très utiles pour remettre en question les idées établies.
Le titre du suggère une n-ième version de la liste de “bons conseils pour être mieux placé sur les bons mots-clés sur pages de résultats des moteurs de recherche”. Mais c’est exactement le contraire. Seth Godin nous explique en effet que selon lui, c’est généralement une perte de temps et d’énergie d’optimiser son site pour des mots-clés spécifiques.
J’ai trouvé cette vidéo inspirée et inspirante ce matin, grâce à Slashdot. Tôt ou tard (bientôt j’espère), le genre de scénarios décrits par Patti Maes verront le jour : l’information sera instantanée, omniprésente, pertinente, contextuelle, infiniment disponible.
Pour quelqu’un dont le métier est d’organiser l’information, les questions se bousculent : quelles méthodes faudra-t-il imaginer pour concevoir l’univers informationnel décrit ici ? Comment l’information sera-t-elle qualifiée ? Quels acteurs proposeront quels services ? Quelle sera la part des algorithmes ?
Et puis : Y aura-t-il encore de la pub sur les murs ? (La mort de ma rubrique “text in the City”)… Sans compter la question des questions : avec des objets comme ceux-là, à quoi ressemblera Facebook ?
Voici un pauvre distributeur placé dans un recoin du Centre Commercial Auchan Villetaneuse qui nous parle : “Je suis un distributeur multifonction“, nous dit-il.
Si vous êtes arrivé(e) jusqu’à lui, c’est que vous étiez à la recherche d’un distributeur et que, depuis quelques mètres déjà, vous aviez compris que c’en était un. Pourquoi vous dire ce que vous savez déjà ? Vous ignoriez peut-être qu’il était multifonction, mais aviez-vous vraiment envie de le savoir ?
Barcelone est une ville où j’ai trouvé plein d’idées en matière de texte dans la ville.
Un petit exemple capté sur la plage de la Barceloneta : cette bulle de BD dressée sur le sable, rappelant aux baigneurs qu’ils peuvent éventuellement jeter leurs papiers dans la poubelle et non par terre.
L’effort pour interpeller le passant en utilisant une représentation de la parole (la bulle de BD) me semble cent fois plus efficace qu’un habituel affichage administratif à base d’arrêté municipal et d’ Interdiction de déposer vos déchets sur le sol.
Déniché sur le très bon site Citrinitas du designer Elif Ayiter, The History of Visual Communication est une présentation historique de la communication visuelle, assez classique (les grottes, les idéogrammes, l’alphabet, l’imprimerie, la typographie, les avant-gardes, l’ordinateur…) mais richement illustrée et bien écrite (en anglais).
Ce qui m’a intéressé est l’angle de cette présentation : montrer en quoi des images peuvent être utilisées pour transcrire des messages au contenu pourtant textuel. Le pitch par l’auteur :
This website attempts to walk you through the long and diverse history of a particular aspect of human endeavour: The translation of ideas, stories and concepts that are largely textual and/or word based into a visual format, i.e. visual communication
Et pour aller plus loin, on trouve de nombreuses références à d’autres sites, mais aussi à de bons articles de Wikipedia.