Il existe une méthode simple et infaillible pour rendre un site Web rentable et efficace, la voici

Mise en appétit

Avant de vous présenter la « méthode miracle du docteur Reillier », permettez-moi de vous indiquer la petite info qui m’a donné envie d’écrire ce billet : selon une étude publiée récemment, les consommateurs américains dépensent plus dans les restaurants dont les menus n’affichent pas le signe $, ou le mot « dollar ».

Autrement dit : si l’on en croit cette étude, on a davantage envie de commander lorsqu’on lit :

Steack-Frites : 12,90

que lorsqu’on lit :

Steack-frites : 12,90 €

(j’ai transposé en Euros, ne me remerciez pas, c’est tout naturel).

Pour en savoir plus :

L’article sur le site Lifehacker qui m’a appris l’existence de cette étude :
http://lifehacker.com/menu-formatting-could-affect-how-much-you-spend-at-a-re-1607439738

L’étude proprement dite : https://www.hotelschool.cornell.edu/research/chr/pubs/reports/abstract-15048.html

So what ?

(suite…)

Livre indispensable : "Don't make me think", par Steve Krug


Don’t make me think est un livre que j’aime beaucoup. J’en ai déjà parlé sur ce blog Ici, mais je viens d’en publier un compte-rendu plus consistant sur mon blog Profession-webdesigner.

En effet, je démarre une série de revues des 52 livres les plus importants du webdesign à mes yeux.

Lorsque ces ouvrages auront quelque chose à voir avec l’architecture de l’information et la gestion de contenus, je le signalerai également ici.

Livres Webdesign – 1/52 – Steve Krug – Don’t make me think

 

Livres Webdesign – 1/52 – Steve Krug – Don’t make me think

 Si j’ai choisi Steve Krug pour inaugurer cette série hebdomadaire des 52  livres indispensables sur le Webdesign, ça n’est pas parce que son ouvrage est le plus renversant, ni parce que c’est celui dans lequel vous allez apprendre des millers de choses.

C’est plutôt parce que « Don’t make me think » est un livre à lire et à relire régulièrement pour se remettre les idées en place.

Lorsqu’on fait du webdesign, on est généralement passionné par son métier. On se plonge dans le dernier framework CSS, dans la découverte d’un module WordPress ou d’un plugin, dans une nouvelle idée ou une nouvelle technologie… et parfois, il faut bien l’avouer, on se sent moins « frais » pour avoir une vision d’ensemble de ce qui compte.

C’est dans ces moments-là qu’il faut reprendre « Don’t make me think ». La seule lecture régulière du chapitre 2 (« How we really use the Web » devrait faire partie de l’hygiène régulière de tout webdesigner. D’ailleurs, on peut le lire en ligne sur le site de l’auteur.

Bref. Un livre de chevet.

(suite…)

Ce que j'ai appris sur mon métier en ne regardant plus la télévision et qui va me faire regarder de nouveau la télévision

fredreillier_televisionrulesthenationDepuis au moins cinq ans, je n’ai plus la télé.

Enfin si, j’ai une télé, mais je ne l’allume plus. Elle n’est plus branchée. Je ne m’en sers pas.

Il n’y a aucune hostilité particulière derrière tout ça : j’ai simplement autre chose à faire que regarder la télévision. D’abord parce que je sors beaucoup, ensuite parce que lorsque je suis chez moi, je lis, je fais des tas de trucs. Et je passe du temps sur Internet.

Bref : la télé, plus le temps. Elle ne me manque pas. Elle n’existe quasiment plus pour moi. (suite…)

La Poste : une leçon de webdesign catastrophique

J’ai déménagé récemment. Et mes bureaux également.

J’ai donc fait suivre mon courrier. Comment ? En utilisant le site de la Poste prévu à cet effet : http://reexpedition.laposte.fr/. Sur le papier (enfin, sur l’écran), l’offre est alléchante : on s’inscrit, on choisit son option, on paye en ligne, et c’est réglé (pas donné, au passage…).

« C’est simple et rapide, deux jours suffisent », annonce la page d’accueil.

En termes de design et d’expérience utilisateur : rien à dire, le site fonctionne parfaitement, l’opération se déroule sans accroc, le paiement est sécurisé, le mail de confirmation arrive bien dans ma boite aux lettres; et aussi le courrier postal annoncé. L’esprit tranquille, je jouis de mon statut de citoyen privilégié d’un pays aux services publics modernes.

La Poste

La Poste : réexpédition du courrier.

Oui mais voilà,  c’est là que ça se gâte : quinze jours après avoir fait suivre mon courrier, je reçois un email m’annonçant que mon contrat ne peut pas être appliqué, car je n’ai pas fourni mon Kbis, et une preuve de ma nouvelle adresse.

J’appelle pour en savoir plus, et là mon interlocuteur m’explique : le site Web raconte n’importe quoi, pour les entreprises, il faut envoyer un dossier avec des pièces justificatives. C’est la procédure et c’est comme ça. Et mes 80 Euros ? Ben on s’en fout; pas de pièces, pas de suivi du courrier.

Résultat : acheter un KBis en ligne, trouver une facture qui justifie de ma présence à la nouvelle adresse, me rendre à la poste rue du Louvre, rencontrer une gentille dame qui n’a rien contre moi mais qui m’explique que seuls les « vrais » KBis sont acceptés (un « vrai Kbis » ce n’est pas un KBis qu’on achète sur le site du greffe, non, un « vrai Kbis », c’est celui sur papier bleu qu’on ne peut se procurer que sur place…)

Du coup : aller au Tribunal de Commerce, récupérer un « vrai KBis », revenir rue du Louvre, retrouver la gentille dame qui m’explique que le KBis n’est pas bon parce que le changement d’adresse de mon siège social n’a pas encore été répercuté, et donc retourner une nouvelle fois au Tribuna… mais je vous lasse là, et je ne vous apprends rien… vous avez tous connu des histoires interminables dans ce genre. La mienne s’est bien terminée : après seulement trois allers-retours, j’ai fini par voir arriver mon courrier réexpédié  ma nouvelle adresse.

Mais comment être satisfait de ce résultat ? J’avais cru trouver un service en Ligne performant, je me suis retrouvé face à la Poste, la vieille Poste dans toute son horreur. Celle qui vous fait payer 45 Euros pour envoyer un chronopost qui n’arrive jamais, celle où on se retrouve derrière un type qui n’y comprend rien et monopolise pendant 20 minutes le seul guichet ouvert pour une histoire de chéques postaux, de timbres de collection ou d’envoi de recommandé… Bref, la Poste qu’on craint obscurément de retrouver à chaque fois qu’on franchit le seuil d’un bureau de Poste (même si, heureusement, la plupart du temps, ça se passe plutôt bien).

Moralité : il ne suffit pas de faire un bon site, ni même un beau site, ni même un site excellent… toutes ces qualités n’ont pas la moindre importance tant que le site ne tient pas ses promesses.

Cette aventure m’a appris une chose en tant que webdesigner : la chose la plus importante quand on réalise un site, c’est de s’assurer que la promesse du site correspond à la réalité, que les informations sont correctes, et que le site que je vais livrer à mon client ne va pas contribuer à gâcher son image, faute de moyens pour mettre à jour les informations ou faute d’avoir vérifié la cohérence des informations par rapport aux pratiques réelles de l’organisation.

La rédaction, clé de l’expérience utilisateur

Interface Design is Copywriting. Designing an interface is largely an exercise in choosing the right words. When you lay out a page, you’re choosing copy for the headline, subheadline, call-to-action, content area, graphs and analysis areas, error messages. All of these design elements are built out of words. Are you an aspiring wordsmith? I hope so…because you’re choosing some very important words!

Cette citation est extraite du blog Bokardo.com, tenu par Joshua Porter à qui on doit l’excellent livre Designing for the social Web. En trois phrases, Porter parvient à expliquer avec précision l’une des raisons pour lesquelles j’estime faire un seul et même métier lorsque je passe de la rédaction de contenus à la création de storyboards, à la rédaction de microcontenus et à l’ergonomie.

Dans la réalisation d’un site, le choix des mots est l’étape-clé qui permet de garantir une expérience utilisateur fluide, et c’est pour ça que j’ai appelé mon agence lesmotspourleweb

 

Designing for the Social Web

Designing for the Social Web, par Joshua Porter - New Riders, 2008