Les 37 signals ont encore frappé. Leur nouveau livre, Rework, est une réussite. Sur le fond, c’est une version augmentée de Getting Real, l’e-book qu’ils avaient publié il y a 2 ou 3 ans et que l’on peut lire librement en ligne aujourd’hui. Sur la forme, c’est un bonheur : l’objet est beau, les dessins sont réussis, le plaisir de lire est total.
Le sujet : comment travailler intelligemment ? L’équipe de 37 Signals est à l’origine de plusieurs projets parmi les plus sexy du web 2.0 : Ruby on Rails, Basecamp, et toute une gamme de sites élégants destinés à nous faciliter le travail. Ils agacent pas mal de monde parce qu’ils sont intelligents, sûrs d’eux et un peu arrogants. Mais surtout ils défendent des idées qui méritent qu’on s’y arrête. En vrac, quelques thèmes de chapitres :
Les réunions sont toxiques
Rien ne sert de travailler à la même heure ou au même endroit que ses collègues
Ca ne sert généralement à rien de faire un planning
Il faut passer moins de temps à travailler
Il faut virer ses employés du bureau à 17 heures
Il vaut souvent mieux avoir une offre moins riche que la concurrence
Ca ne sert à rien de surveiller ce que font les concurrents
Il faut écrire le moins possible…
Le tout brillamment argumenté. J’aime ! (ne le dites pas à mes étudiants en gestion de projet…)
Douglas Bowman, le directeur artistique de Google, a annoncé sa démission sur son blog, il y a quelques jours. Le motif ? Il ne supporte plus que la moindre de ses propositions graphiques doive être justifiée par des tests statistiques.
A priori, la logique serait plutôt du côté de Google : sur le Web, il est tellement facile de tester entre plusieurs options qu’il serait stupide de se priver de ce moyen simple pour optimiser son site Web. L’opinion d’un designer face à un résultat statistique fiable ne pèse pas bien lourd… l’artiste peut se tromper, l’étude du comportement des internautes est un guide objectif.
Est-ce vraiment si simple ?
Jakob Nielsen, dans sa newsletter de ce matin, prend la défense de la position de Bowman, de manière brillante et intelligente.
J’ai trouvé cette vidéo inspirée et inspirante ce matin, grâce à Slashdot. Tôt ou tard (bientôt j’espère), le genre de scénarios décrits par Patti Maes verront le jour : l’information sera instantanée, omniprésente, pertinente, contextuelle, infiniment disponible.
Pour quelqu’un dont le métier est d’organiser l’information, les questions se bousculent : quelles méthodes faudra-t-il imaginer pour concevoir l’univers informationnel décrit ici ? Comment l’information sera-t-elle qualifiée ? Quels acteurs proposeront quels services ? Quelle sera la part des algorithmes ?
Et puis : Y aura-t-il encore de la pub sur les murs ? (La mort de ma rubrique “text in the City”)… Sans compter la question des questions : avec des objets comme ceux-là, à quoi ressemblera Facebook ?
Il s’agit d’une information du Telegraph, qui raconte que Marie-Françoise Gaouyer, maire de la ville d’Eu en Normandie, pense sérieusement modifier le nom de sa ville, afin d’améliorer ses résultats sur les moteurs de recherche.
Une fois de plus, il nous rend plus intelligents et nous régale de sa prose limpide, en nous expliquant de manière simple mais pas simpliste les bases du droit d’auteur. A lire absolument !
Déniché sur le très bon site Citrinitas du designer Elif Ayiter, The History of Visual Communication est une présentation historique de la communication visuelle, assez classique (les grottes, les idéogrammes, l’alphabet, l’imprimerie, la typographie, les avant-gardes, l’ordinateur…) mais richement illustrée et bien écrite (en anglais).
Ce qui m’a intéressé est l’angle de cette présentation : montrer en quoi des images peuvent être utilisées pour transcrire des messages au contenu pourtant textuel. Le pitch par l’auteur :
This website attempts to walk you through the long and diverse history of a particular aspect of human endeavour: The translation of ideas, stories and concepts that are largely textual and/or word based into a visual format, i.e. visual communication
Et pour aller plus loin, on trouve de nombreuses références à d’autres sites, mais aussi à de bons articles de Wikipedia.