La mode des sites d’une seule page ? Danger !

C’est vrai que c’est beau, un site d’une page

Depuis quelques trimestres, on voit fleurir les sites d’une page.

Généralement ils sont beaux, ils occupent toute la largeur de votre écran, ils sont idéalement adaptés pour une consultation sur tablette ou smartphone (pas de clic, tout est sur l’écran, il suffit de faire glisser son doigt). Il faut avouer que c’est séduisant.

Pourquoi c’est une fausse bonne idée

Ce genre de site est une très mauvaise idée en termes de référencement. Lorsque vous avec un site d’une seule page, vous n’avez …qu’une seule page à proposer à Google, et donc très peu de chances d’avoir de nombreux visiteurs… Lorsqu’on sait que Google représente généralement plus de 50% (parfois beaucoup plus) du trafic d’un site Internet, on voit bien que se doter d’un site d’une page est une grave erreur dans bien des cas.

Je viens de refaire le site d’un client qui avait exactement ce problème : suite à une refonte malheureuse, un site superbe mais qui ne donnait aucun résultat. Un « travail de graphiste », et une refonte pendant laquelle personne n’a indiqué à mon client ce qu’il risquait… Le site précédent apportait des clients; le nouveau plus du tout.

Alors on a détricoté tout ça, et refait un site à l’ancienne, avec une page par thème, une page par avocat, une page par spécialité (oui c’est le site d’un cabinet d’avocats), et on a aussi ajouté un blog (auparavant les articles étaient regroupés dans une newsletter trimestrielle postée en PDF sur la page d’accueil… Une seule page, on vous dit !).

Résultat : le site est toujours très joli. Il est lancé depuis une dizaine de jours, mais déjà le trafic reprend quelques couleurs… à suivre. (je ne vous donne pas le lien sinon vous allez fausser les statistiques 🙂

Mais tout de même ça me rend dingue de penser que ce client a littéralement perdu plusieurs semestres avec son site Web à cause d’un « webdesigner » qui ne connaît pas son métier (à mon humble avis)

Alors, les sites d’une page sont-ils à jeter ?

Non, absolument pas. Parfois, ils correspondent exactement à votre besoin : si vous voulez une simple carte de visite en ligne, ou bien un site ponctuel dans le temps, un site pour un événement, un site réservé à un public restreint, un mini-site satellite destiné à apporter du trafic à votre site principal…. Il y a plein d’usages pour un site d’une seule page.

Le tout est de garder en tête que ce genre de site ne peut pas se prêter à une stratégie de référencement, et que par conséquent, si vous avez besoin de trafic, il faut regarder ailleurs.

Voilà , j’espère que vous lirez cet article avant d’être tombé dans le même piège que mon client (qui ne pouvait pas savoir; car ce n’est pas son métier).

Livre indispensable : "Don't make me think", par Steve Krug


Don’t make me think est un livre que j’aime beaucoup. J’en ai déjà parlé sur ce blog Ici, mais je viens d’en publier un compte-rendu plus consistant sur mon blog Profession-webdesigner.

En effet, je démarre une série de revues des 52 livres les plus importants du webdesign à mes yeux.

Lorsque ces ouvrages auront quelque chose à voir avec l’architecture de l’information et la gestion de contenus, je le signalerai également ici.

Livres Webdesign – 1/52 – Steve Krug – Don’t make me think

 

Livres Webdesign – 1/52 – Steve Krug – Don’t make me think

 Si j’ai choisi Steve Krug pour inaugurer cette série hebdomadaire des 52  livres indispensables sur le Webdesign, ça n’est pas parce que son ouvrage est le plus renversant, ni parce que c’est celui dans lequel vous allez apprendre des millers de choses.

C’est plutôt parce que « Don’t make me think » est un livre à lire et à relire régulièrement pour se remettre les idées en place.

Lorsqu’on fait du webdesign, on est généralement passionné par son métier. On se plonge dans le dernier framework CSS, dans la découverte d’un module WordPress ou d’un plugin, dans une nouvelle idée ou une nouvelle technologie… et parfois, il faut bien l’avouer, on se sent moins « frais » pour avoir une vision d’ensemble de ce qui compte.

C’est dans ces moments-là qu’il faut reprendre « Don’t make me think ». La seule lecture régulière du chapitre 2 (« How we really use the Web » devrait faire partie de l’hygiène régulière de tout webdesigner. D’ailleurs, on peut le lire en ligne sur le site de l’auteur.

Bref. Un livre de chevet.

(suite…)

Réussir son site Web : les 5S de Jesse James Garrett

The Elements of User Experience : un classique

Jesse James Garrett est l’auteur d’un classique : The Elements of User Experience. Si vous ne l’avez pas encore lu, précipitez-vous. Ce livre n’est pas simplement un livre d’ergonomie. Il nous donne une feuille de route d’une grande intelligence pour réussir la conception d’un site Web.

(suite…)

La rédaction, clé de l’expérience utilisateur

Interface Design is Copywriting. Designing an interface is largely an exercise in choosing the right words. When you lay out a page, you’re choosing copy for the headline, subheadline, call-to-action, content area, graphs and analysis areas, error messages. All of these design elements are built out of words. Are you an aspiring wordsmith? I hope so…because you’re choosing some very important words!

Cette citation est extraite du blog Bokardo.com, tenu par Joshua Porter à qui on doit l’excellent livre Designing for the social Web. En trois phrases, Porter parvient à expliquer avec précision l’une des raisons pour lesquelles j’estime faire un seul et même métier lorsque je passe de la rédaction de contenus à la création de storyboards, à la rédaction de microcontenus et à l’ergonomie.

Dans la réalisation d’un site, le choix des mots est l’étape-clé qui permet de garantir une expérience utilisateur fluide, et c’est pour ça que j’ai appelé mon agence lesmotspourleweb

 

Designing for the Social Web

Designing for the Social Web, par Joshua Porter - New Riders, 2008

Do not speak your language

La première étape pour réaliser un site Web est de connaître ses cibles. Ensuite, une fois qu’on sait à qui on souhaite s’adresser, il faut relever le défi suivant : s’adresser réellement aux personnes visées. Comment faire ?

Rien de plus simple : il suffit de créer un site web avec les bons messages. Et pour cela, il existe une démarche très au point, qu’on peut trouver détaillée dans “Call to action” et de “Waiting for your cat to bark ? ”, deux ouvrages de référence écrits par deux frères; G. et B. Eysenberg.

Ces deux bouquins indispensables essayent de dégager les grands principes d’une discipline qui s’appellerait “architecture de la persuasion”, et qui consiste à créer des sites web s’adressant efficacement à leurs cibles.

Le principe de base de l’architecture de la persuasion tient en une formule simple : “Do not speak your language”.

Autrement dit : si on veut convaincre ses visiteurs, il faut s’adresser à eux dans les termes qu’ils comprennent et en partant de leurs problèmes à eux. Elémentaire, non ?

Ce principe me semble tellement important que j’ai même créé une présentation lors d’une de mes formations pour le mettre en valeur :

Donotspeakyourlanguage

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